La formation géologique du massif de la Rhune

 Les formes du relief, les paysages, découlent d'une longue histoire géologique. Cette montagne vivante se situe dans la partie occidentale extrême de la chaîne des Pyrénées. C'est une partie de la barrière tendue entre deux mers, adossée à la péninsule Ibérique.

Larrun depuis le Suhalmendi
À la fin de l'ère primaire (entre 285 et 225 millions d'années), se produit un plissement de l'écorce terrestre le plissement hercynien, qui se poursuit de nos jours. Se développent alors les argiles de la base. À l'époque de l'ère secondaire (entre 225 et 190 millions d'années), se déposent également les poudingues, constitués de galets de quartzite soudés par un ciment gréseux lie-de-vin (vestiges d'anciens lits de torrent), les grès, constitués de grains de quartz soudés par un ciment siliceux, et le basalte, roche volcanique. Les sédiments de couleur rouge proviennent du milieu semi-aride qui règne alors (sols tropicaux).
La montagne de Ciboure et le massif de Larrun depuis Olhette (quartier d'Urrugne)

Il y a 200 millions d'années, le plissement divergeant de la plaque Ibérique et de celle du reste de l'Europe donne naissance à un fossé volcanique. Des coulées d'un magma fluide rayonnent alors sur plusieurs kilomètres à partir d'un centre d'émission principal, situé non loin du sommet de Larrun.

Le plateau sommital de Larrun 905m
La provenance des reliefs est liée aux plissements qui ont disloqué les couches de sédiments à plusieurs reprises à la fin du secondaire, il y a 135 à 65 millions d'années. L'émergence de la chaîne des Pyrénées, pendant et après les époques précitées, a édifié les plis actuels.

Le climat, plus chaud jusqu'au tertiaire qu'aujourd'hui, se refroidit progressivement jusqu'ai quaternaire, période qui prend fin il y a environ 15 000 ans. Le climat se réchauffe ensuite lentement tout en devenant plus humide. La végétation repart à la conquête de la montagne, d'où les glaciers l'avaient chassée.

Le bâtiment TDF du sommet et Aubépine