Le Rocher de la Vierge à Biarritz

En 1863, lorsque Napoléon III décida l’aménagement d’un important port de refuge au large du plateau de l’Atalaye pour les bateaux de commerce, les ingénieurs de l’époque avais prévu la construction d’une longue digue de 340m partant du rocher de Cucurlon, actuel rocher de la vierge. Afin de permettre l’acheminement des blocs de fondation, on lança une passerelle en bois, et l'on creusa le tunnel de l’Atalaye, puis celui de Cucurlon. En 1881, l’actuelle passerelle métallique remplaça celle de chantier. Le grand projet, qui ne vit jamais le jour, a finalement permis de rendre accessible ce belvédère qui devint un des lieux de promenade incontournables de Biarritz. Ces importants travaux furent cependant retardés par des tempêtes, réduisant à néant les efforts accomplis. A la chute de Napoléon III en 1870, ces travaux furent arrêtés. 

Au pied du Rocher de la Vierge à Biarritz, se dresse parmi les vestiges de la digue du port de refuge un rocher qui porte le nom d' "Arroque trucade" et qui a laissé son nom d'origine pour son appellation actuelle "La Surprise", en mémoire du naufrage dramatique du sloop La Surprise, le 22 novembre 1893.


Sur l'esplanade du Rocher de la Vierge accolé aux falaises du Plateau de l'Atalaye.
Le bâtiment Art déco abritant le Musée de la Mer ouvre au public le 10 août 1933. L'idée du monument, en souvenir des enfants de Biarritz morts pour la Patrie, a vu le jour suite à la décision en 1918, du Conseil Municipal. Sur sa lancé, il ouvre un concours en 1919 pour attirer les projets et faire ensuite son choix. c'est la proposition du sculpteur, céramiste Edouard Cazaux qui est retenue en juin 1920. Le monument sera inauguré le 11 novembre 1921. En 1950, le monument est réaménagé pour accueillir les noms des " Morts pour la France 39-45 ". On retrouve également dans le périmètre 2 autres monuments, un pour les victimes civiles de la Deuxième Guerre Mondiale et l’autre pour les résistants et déportés. De part et d'autre du centre du monument en grès rose, on peut voir deux familles en deuil, en bronze, pleurant leur morts : pères, maris, fils, frères,... morts à la guerre.

A proximité de la passerelle du Rocher de la Vierge, l'ouverture découpée dans la roche fauve ne pouvait trouver nom plus approprié que la loge de théâtre. 
Ici, ce sont attardées des générations d'hommes et de femmes, simples citoyens ou monarques, émerveillés par la beauté du spectacle.