Toponymie : Labourd - Lapurdi

Le Labourd (Lapurdi en basque), est un ancien fief féodal rattaché d’abord à la Navarre puis à la Gascogne sous le nom de vicomté de Labourd et enfin à l'Aquitaine. Le territoire disparut lors de la révolution française avec la création du département des Basses Pyrénées.
La vicomté du Labourd au sein du duché de Gascogne en 1150
Ustaritz a été le lieu de réunion de l'assemblée territoriale du Labourd, jusqu'à la destruction des 3 territoires historiques du Pays basque français, lors de la Révolution française, la nuit du 4 août, et l'abolition des privilèges. En l'occurrence, les privilégiés de l'époque, noblesse, clergé et la nouvelle bourgeoisie, étaient exclus de cette assemblée territoriale, qui réunissait les délégués des communes labourdines. La destruction de ce Biltzar, réalisée par la bourgeoisie, en tant que vestige de l'Ancien Régime, répondait d'abord à ses propres intérêts.
Les armes du Labourd se blasonnent ainsi : Parti : au premier, d'or au lion de gueules rampant tenant en sa dextre un dard de harpon du même, posé en barre, la pointe en haut ; au second, d'azur à la fleur de lys d'or.
Le Labourd tient son nom à la fois de Lapurdum, la station de la cohorte romaine localisée à l'emplacement de la ville haute de Bayonne, et de la vicomté du Labourd dans le comté de Gascogne, qui fut érigée au début du XIe siècle.
Le nom latin Lapurdum dériverait du nom basque Lapurdi Celui-ci résulte d'une formation complexe qu'il est aujourd'hui difficile de reconstituer. Lapurd- serait une contraction de deux termes : labe et urd. Le premier, labe, signifie « four » en basque moderne. Mais, en toponymie, labe correspond au basque moderne labaki, un terme qui signifie « défrichement » et parfois « brûlis » ou « écobuage ». Le second terme, urd, est un oronyme qui signifie « replat, plateau ». La contraction lapurd- pourrait dès lors signifier « plat(s) des brûlis ».
Sources : http://www.euskaltzaindia.net/dok/eaeb/eoda/lekuak.pdf. 
Roland Viader et Sandrine Lavaud (dir.), Toponymie et défrichements médiévaux. et modernes en Europe occidentale et centrale.
Jean-Baptiste Orpustan, La langue basque au Moyen Âge (IXe – XVe siècles). 
Bayonne au début du XXe siècle